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Co-concevoir l'avenir de l'éducation en Nouvelle-Zélande

Co-concevoir l'avenir de l'éducation en Nouvelle-Zélande

Dialoguer avec plus de 1 500 citoyens lors de deux sommets participatifs afin de poser les bases d’une réforme intergénérationnelle du système éducatif.

Nouvelle-Zélande

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Énoncé du problème

Le système éducatif en Nouvelle-Zélande produit encore des inégalités et ne parvient pas à suivre le rythme des changements de la société. Comment pourrions-nous concevoir un modèle plus inclusif et plus efficace, et le faire d’une manière qui mobilise tous les citoyens afin de garantir que le modèle reflète le type de société dont ils aspirent à faire partie ?



À propos

La Première ministre actuelle, Jacinda Ardern, dirigeante du Parti travailliste néo-zélandais, est entrée en fonction le 26 octobre 2017. L’une des priorités clés de son gouvernement était une stratégie sur trente ans pour réformer le système éducatif. La stratégie mise en œuvre pour atteindre cet objectif reposait sur deux décisions audacieuses :

  1. Adopter une approche sur 30 ans pour aller au-delà des petites victoires et accomplir quelque chose de véritablement transformateur sur trois générations

  2. Placer les citoyens au centre et élaborer la réforme par la collaboration entre toutes les parties prenantes clés du système afin d’éviter des décisions bureaucratiques et politiquement motivées.

En février 2018, le ministre de l’Éducation Chris Hipkins a donné suite à cet engagement en publiant les détails d’un vaste programme de travail de trois ans visant à développer un système éducatif répondant aux besoins du XXIe siècle, de l’apprentissage précoce à l’enseignement secondaire et au-delà. Le ministre Hipkins estime que le système doit être inclusif et capable de s’adapter aux besoins du monde moderne. Il a souligné que parvenir à un changement réussi ne se ferait pas « en dictant ce qu’il faudrait faire ». Au lieu de cela, il s’est engagé à rechercher un large engagement du secteur et de la communauté dans le cadre du processus de changement et a décidé de lancer une Conversation nationale sur l’éducation, Kōrero Mātauranga. Il a demandé de donner le coup d’envoi à la Conversation sur l’éducation avec deux « Sommets de l’éducation » – des événements à grande échelle réunissant 800 personnes à Christchurch et à Auckland, qui rassembleraient toutes les couches de la société : élèves, parents, enseignants, universitaires et employeurs, etc. Une attention particulière a été accordée à l’invitation de personnes et de communautés dont la voix n’est pas toujours entendue. Il nous a été demandé de co-concevoir et d’organiser ces deux sommets et d’initier un mouvement de changement national à long terme.


« Comme le dit le vieux proverbe : “Tout ce que vous faites pour moi sans moi ; vous me le faites.” À l’avenir, nous voulons que les politiques d’éducation et d’apprentissage soient élaborées par les participants et les communautés. Pas par d’autres à leur place. Nous voulons que les ministères passent plus de temps à écouter, à dialoguer et à impliquer les gens dans le changement à l’avenir, pour l’avenir. »

Chris Hipkins - ministre néo-zélandais de l’Éducation


L’objectif des événements était de « s’engager dans un dialogue constructif afin de faire ressortir la diversité des points de vue et de jeter les bases d’un système éducatif meilleur et plus inclusif pour les générations futures de Néo-Zélandais ». Ils ont été conçus pour susciter une conversation nationale sur l’avenir de l’éducation. En organisant la conversation sur l’éducation la plus inclusive et la plus diversifiée jamais tenue en Nouvelle-Zélande et en utilisant les valeurs comme cadre de prise de décision participative, les événements ont recentré la conversation : d’un problème que les fonctionnaires avaient la seule responsabilité de résoudre, à une responsabilité répartie et à une conversation participative portée par les citoyens. À la fin des sommets, les participants ont fait preuve d’appropriation individuelle et collective du changement tangible qui serait nécessaire pour un programme de réforme d’une telle ampleur, rétablissant la confiance dans la fonction publique et établissant des attentes réalistes pour la suite.



NOTRE APPROCHE S’EST APPUYÉE SUR TROIS PRINCIPES FONDAMENTAUX QUI ONT INFLUENCÉ CHAQUE ASPECT DU PROCESSUS DE CONCEPTION DU SOMMET.

  • Co-conception à tous les niveaux

  • Équilibrer le contenu et l’expérience

  • Centrer le dispositif sur les participants

Les sommets ont lancé une conversation nationale sur le thème de l’éducation, et celle-ci a largement dépassé les participants avec plus de sept millions d’impressions sur Twitter en dix jours et des centaines d’événements de suivi à travers le pays. Avec des centaines de personnes dans tout le pays déterminées à élargir la conversation et à faire avancer les choses, le ministère a créé une plateforme de changement unique.

Depuis l’organisation des sommets, le ministère mène des projets visant à ancrer la co-conception de bout en bout au cœur de plusieurs projets du programme de travail afin de nourrir la qualité et l’intégrité de la conversation nationale à chaque étape du parcours. L’appétit politique est fort pour renforcer l’engagement, et du côté des citoyens, pour continuer à jouer un rôle central dans la façon dont ils façonnent leur propre avenir. Au moment où nous écrivons ces lignes, nous soutenons également une initiative transversale issue de la Commission des droits de l’homme afin de parvenir à une éducation véritablement inclusive dans tout le pays.


« Les sommets nous ont montré qu’avec le bon leadership et les bonnes compétences en conception collaborative, nous pouvons rassembler le secteur et changer le dialogue entre toutes les parties prenantes. En outre, c’est l’approche transversale qui nous a permis de faire évoluer la posture du ministère, le faisant passer d’un moteur central à un facilitateur d’une dynamique sociale plus large. »

Philippe Coullomb

Chaque transformation commence par une conversation

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